Lieux

Sur les lieux de la Déportation

 

Photo aérienne de la cité de la Muette prise en 1952. À droite du camp on voit un des cinq gratte-ciel tous abattus depuis. 
Cliché : Roger Henrard

Le camp de Drancy avait été installé dans la partie des bâtiments de l’ensemble de la « Cité de la Muette », appelée « Le Fer à Cheval » à cause de sa forme et de sa situation dans l’ensemble de la Cité. C’était – et c’est encore – une longue bâtisse de 4 étages en forme de « U ». L’espace entre les 2 branches du « U » était occupé par une cour ayant environ 200 mètres de long et 40 mètres de large, ouverts, et de la cour on pouvait voir facilement la rue. L’ensemble était entouré d’une double ceinture de barbelés flanquée par des miradors situés aux quatre coins. Entre les deux rangées de barbelés passait un chemin de ronde. La construction des bâtiments n’était pas terminée.

Le camp fonctionna pour les Juifs pendant 3 ans : du 20 août 1941 au 17 août 1944 avec trois directions allemandes différentes : Dannecker du 20 août 1941 au 1er juillet 1942, Röthke du 1er juillet 1942 au 2 juillet 1943, et Brunner du 2 juillet 1943 au 17 août 1944.

Il vit passer plus de 100.000 personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés : le 17 août 1944, au moment de la Libération, il y avait 1467 internés.

 Le 14 mai 1941 eut lieu la première rafle des Juifs étrangers, le 13 mai 1941, la préfecture de Paris envoie 6500 convocations dit « les billets verts ». Le 14, à 7 heures du matin, 3700 hommes se présentent pour “examen de leur situation” au gymnase Japy. Ils n’en sortiront que pour être internés dans les camps du Loiret, Beaune-la-Rolande et Pithiviers, via la gare d’Austerlitz.

 

 

20 août 1941 arrivés des premiers internés au camp.

 
Le 20 août 1941 eut lieu une importante rafle dans les 11e et 12e arrondissements (4232 hommes), assurée par la gendarmerie allemande accompagnée d’inspecteurs de la Préfecture de Police. Il s’agissait cette fois de Juifs français et étrangers. Ils furent alors dirigés sur Drancy où rien n’était préparé pour les recevoir.

Le 21 août 1941 on arrêta les avocats, qui n’avaient d’ailleurs plus le droit d’exercer : une quarantaine de membres du barreau furent arrêtés à leur domicile, rassemblés à la Préfecture de Police (salle Léon Lépine), puis transférés à leur tour à Drancy.

Pour toutes ces arrestations, le « Fichier » et surtout la Carte d’Identité avec la surcharge « Juif » avaient servi pratiquement de motifs d’arrestation.

 En août 1941, rien n’était prêt à Drancy pour recevoir les premiers internés sinon un règlement préparé par le chef de l’administration antijuive de France, Dannecker, et signé du Préfet de Police et du Général de Gendarmerie de Paris. Un règlement intérieur fut affiché prévoyant une "discipline de prison militaire" : interdiction de fumer, de lire, de jouer aux cartes ou à tout autre jeu, de sortir dans la cour sous aucun prétexte, de recevoir colis ou correspondance.

 Des structures administratives furent mises en place plus tard. Au sommet, il y avait le chef allemand de l’administration antijuive et ses services ; sur place, à Drancy, une administration française constituée par un commandant français nommé par la préfecture de police et secondé par une équipe d’inspecteurs de la P.J., chargés de fiches d’état-civil et par un détachement de gendarmerie pour la surveillance extérieure et l’exécution du règlement intérieur.

Il y avait un « économat » avec un économe nommé par la Préfecture de Police, chargé de gérer la cuisine, les vivres, le matériel, les dépôts. Un service de santé avec un responsable nommé par la Préfecture et plus tard un vaguemestre pris parmi les gendarmes pour la correspondance et les colis de vivres ou de vêtements. Tous ces services avaient des internés comme employés.

 

L’organigramme de l’administration juive interne du camp

 

Subordonnée à l’administration française se trouvait une administration juive ainsi composée : un chef de camp ou "gérant du bureau administratif" , des chefs d’escalier, des chefs de chambrée, un Service Social assurant le contact avec l’U.G.I.F., un service de nettoiement de la cour, un service d’hygiène.

C’est la Préfecture qui était chargée du ravitaillement: « par suite du manque de nourriture, les internés mangent les légumes crus en les épluchant ou font cuire les déchets ». Environ 40 personnes sont mortes de faim à Drancy ; en novembre 1941, il y eut une épidémie de dysenterie provoquant la sortie de 1400 malades du camp.

 Brusquement, le 1er juillet 1942 le camp de Drancy vit un changement important et dans l’administration intérieure du camp et dans le nombre des internés ainsi que dans le rythme des déportations. C’est que le 20 janvier 1942 avait eu lieu la Conférence de Wannsee décidant de la "Solution finale du problème juif".

En conséquence de cette conférence, une vaste opération, « L’opération Reinhart », pour toute l’Europe occupée par l’Allemagne nazie. Pour la France ce fut l’Opération « Vent Printanier » cette opération débuta en France par le changement du chef de l’administration antijuive le 1er juillet : Röthke remplaça Dannecker, et par une vaste rafle appelée La Grande Rafle du 16 et 17 juillet 1942 dite "rafle du Vél D’hiv".

Il avait été prévu un total de 27388 arrestations (25334 à Paris et 2054 en banlieue).

 René Bousquet est l’initiateur et le réalisateur, conjointement avec la Gestapo, de cette opération « Vent Printanier » qui consistait à arrêter pour la première fois, femmes et enfants. 13600 personnes, dont 4200 enfants, ont été ainsi arrêtées au petit matin, chez elles, emmenées en bus au Vélodrome d’Hiver, pour être ensuite séparées les unes des autres, les femmes et les enfants dans les camps du Loiret (Pithiviers, Beaune-la-Rolande,). Ces personnes par la suite ont été ramenées à Drancy, puis déportées à Auschwitz.

 Le rythme des déportations augmenta comme le nombre et le rythme des arrestations et des arrivées au camp. Dès le 19 juillet 1942, il y eut un premier départ de 1000 personnes, hommes, femmes et enfants. Tous les convois qui partaient de Drancy pour les camps de la mort principalement Auschwitz, jusqu au 23 juin 1943, le furent par la gare de Drancy le Bourget, ensuite jusqu’au dernier convoi du 17 août 1944 par la gare de Bobigny, à chaque fois hommes, femmes, enfants, vieillards.

 

 

Vue aérienne : à l’extrême gauche entre les deux bâtiments les latrines, à l’intérieur à droite la baraque de fouille.

 
La veille du départ, les déportables avaient les cheveux et la barbe coupés, mettaient tout ce qu’ils pouvaient dans un maigre bagage et passaient à la baraque de fouille sans aucun ménagement, occupaient des chambrées de 50 situées dans les « escaliers de départ » avec interdiction d’en sortir. Ils recevaient une soupe un peu meilleure et un « casse-croûte » pour le voyage.

Le lendemain, réveillé au petit jour, ils prenaient leur « café » (orge grillé), étaient appelés par ordre alphabétique, mettaient leur bagage sur la plateforme des autobus et montaient par groupes de 50. Les autobus les déposaient à la gare de Drancy-le Bourget, puis par la suite à la gare de Bobigny.

Pour ceux qui restaient et pendant le temps qu’ils restaient à Drancy, avec l’arrivée des femmes et des enfants, l’atmosphère du camp s’était un peu plus humanisée ; parmi les détenus, une certaine solidarité s’organisa peu à peu.

Le chef de camp, juif, Kohn, sut profiter du désintérêt de l’autorité allemande pour l’organisation intérieure. Les structures administratives restèrent les mêmes, mais les employés internés furent mieux choisis et pour vraiment rendre service. Les services eux-mêmes se développèrent : la surveillance intérieure passa progressivement des mains des gendarmes à un groupe d’officiers de réserve composé de 3 brigades de 12 hommes, les « M.S. »

 Le camp ne désemplissait pas : les arrivées comblaient les vides causés par les départs en déportation. Des camionnettes arrivaient au milieu du jour ou en fin de journée avec un contingent de nouveaux arrêtés : elles avaient été surnommées "Paris-Midi" et "Paris-Soir".

Dès leur arrivée, lorsque cela était possible, les nouveaux étaient très entourés : chacun essayait de glaner des bribes d’information sur l’extérieur et peut-être une nouvelle sur un proche ou un membre de la famille. Les nouveaux venus questionnaient aussi sur la vie au camp, la nourriture, le règlement…

 

 Dans le cadre des fonctions internes du camp (administration, services sociaux, observation du règlement, maintien de l’ordre, triage pour la déportation…), les Allemands laissèrent ainsi une marge plus ou moins importante d’initiative aux internés : ce qui avait un double avantage : celui de maintenir la discipline et le fonctionnement au moindre coût et au moindre effort et celui de présenter une certaine apparence humanitaire. C’était l’U.G.I.F. qui devait fournir aussi tout ce qui était nécessaire au service social.

 Quand le nombre de 1000 déportables n’était pas atteint pour un convoi, on complétait par des malades arrachés brutalement et contre toute humanité à l’hôpital Rothschild, ou par des enfants « capturés » et regroupés sous le couvert de leur entretien par les « homes d’enfants » de l’U.G.I.F.

Circulaire interne

 
Le 2 juillet 1943 eut lieu un nouveau changement pour le camp de Drancy : l’Allemand Röthke resta responsable de "l’administration antijuive", mais fut remplacé au camp par le S.S. Brunner, lui-même secondé par trois S.S. en permanence et temporairement par trois autres. Tous faisaient partie de la S.D. (Sicherheitdienst) ou Service de Sécurité.

Quatre interprètes furent d’abord choisis avec soin à cause de l’influence dont ils pouvaient avoir dans les relations détenus et autorités allemandes en raison même de leur fonction. Le responsable juif du camp eut plus de pouvoir et fut appelé "Chef de Camp" avec un « P.C. ». Il y eut trois chefs de camps juifs jusqu’à la Libération.


Un nouveau bureau des effectifs, (l’AFMA et son exposition se situent dans ce lieu) appelé "chancellerie" (Kanslei) fut créé pour procéder au classement des internés. Ce « classement » devint très vite important : c’est lui qui décidait des déportables et de ceux qui pouvaient échapper à la déportation.

 

Tableau : Le classement

A.      Les « aryens », les conjoints d’aryens et les demi-juifs

B.      Les personnes n’appartenant à aucune catégorie

C.      C1 : les cadres du camp

C2 : les ressortissants de certaines nationalités protégées

C3 : les femmes de prisonniers de guerre

C4 : les personnes attendant l’arrivée de leur famille encore en liberté

Les « B » formaient la masse des déportables et ce classement fut une source d’antagonisme et de tensions entre les internés.

 
Un des nouveaux aspects encore fut la mise au travail des internés. La majorité des maris d’aryennes fut envoyée en deux fois, la première fois le 9 juillet 1943 et la deuxième, quelque temps après, dans la région de Cherbourg et à l’Ile d’Aurigny pour de gros et pénibles travaux avec des conditions d’existence assez dures.

D’autres groupes furent encore formés pour travailler à l’extérieur du camp, à Paris même. Le 9 juillet 1943 dans les magasins Lévitan pour ranger et emballer linge, meubles, objets d’art, vêtements, livres… pillés chez les Juifs par les Allemands, avec l’aide du gouvernement de Vichy. C’était un véritable magasin où les Allemands venaient se fournir en biens et objets divers pour envoyer chez eux. Deux autres centres analogiques furent fondés : le 30 octobre 1943, 43 quai de la Gare, appelé « Camp d’Austerlitz » et un peu plus tard, rue Bassano. Les conditions de travail et de ravitaillement étaient assez bonnes.

 

 

Les latrines vues par un interné

La surveillance intérieure était désormais assurée par les M.S. personnellement responsables de l’ordre et des évasions. Il n’y avait plus aucun gendarme à l’intérieur du camp. Seule leur restait la surveillance de l’extérieur.

Dans le cadre des fonctions internes du camp (administration, services sociaux, observation du règlement, maintien de l’ordre, triage pour la déportation…), les Allemands laissèrent ainsi une marge plus ou moins importante d’initiative aux internés : ce qui avait un double avantage : celui de maintenir la discipline et le fonctionnement au moindre coût et au moindre effort et celui de présenter une certaine apparence humanitaire. C’était l’U.G.I.F. qui devait fournir aussi tout ce qui était nécessaire au service social.

 Quand le nombre de 1000 déportables n’était pas atteint pour un convoi, on complétait par des malades arrachés brutalement et contre toute humanité à l’hôpital Rothschild, ou par des enfants « capturés » et regroupés sous le couvert de leur entretien par les « homes d’enfants » de l’U.G.I.F.

 

   

Carte de cotisation à l’U.G.I.F. pour tous les Juifs, non encore arrêtés

 
Les déportés partaient pourvus par le Service Social et l’U.G.I.F., encouragés par les Allemands, mais se trouvaient dépouillés de tout, en arrivant à Auschwitz. L’U.G.I.F. était une bonne affaire pour les Allemands.

La dernière déportation eut lieu le 31 juillet 1944, comprenant 1000 hommes et 300 enfants sans parents.

Dans la nuit du 15 au 16 août 1944, les Allemands brûlèrent les archives du camp, dont le fichier comprenant 80000 noms : heureusement un double avait été fait clandestinement. Le 17 août, les Allemands partirent clandestinement en emmenant une cinquantaine d’otages parmi lesquels 39 réussirent à s’évader. Des résistants de Drancy pénétrèrent dans le camp et les membres d’un réseau qui s’était formé dans le camp même se mêlèrent à eux. À partir du 18 août, la Croix-Rouge commença l’évacuation par camions. Le 21 tout était terminé.

Du camp de Drancy 68 convois sont partis pour les camps de la mort principalement Auschwitz Birkenau:

1942 Janvier à  juin 5 convois d’hommes
1942 Juillet à novembre 31 convois : hommes-femmes-enfants
1943 Février à décembre 17 convois : hommes-femmes-enfants
1944 Janvier à août 11 convois : hommes-femmes-enfants
1944 Mai  2 convois : femmes et enfants de prisonniers de guerre
1944 Juillet 1 convoi :  femmes et enfants de prisonniers de guerre
1944 Août 1 convoi :  d’otages

 Source : Comité National du Mémorial du Camp de Drancy

 

De France 76 000 hommes femmes enfants vieillards, parce que nés Juifs partirent pour les camps d’extermination

Seuls moins de 2500 en reviendront.

 

 

Une vue de la cité de la Muette aujourd’hui

 

Source iconographique: Serge Klarsfeld & Lucien Tinader

L'AFMA a oeuvré à la sauvegarde et au projet d'aménagement en lieu de mémoire du site de la Gare de déportation de Bobigny

À partir de juillet 1943 et jusqu'en août 1944, succédant à celle du Bourget, la gare de Bobigny fut le lieu de départ de près d'un tiers des Juifs déportés de France vers Auschwitz-Birkenau. À partir de ce lieu, 22 500 hommes, femmes et enfants subirent l'épreuve de la déportation. La très grande majorité d'entre eux fut exterminée dès leur arrivée au camp.

http://www.garedeportation.bobigny.fr/

 

Mémorial National du Camp de Drancy:


Le monument inauguré en 1976 est l’œuvre du sculpteur Shelomo Selinger

Le Wagon Témoin:

Le wagon-témoin du mémorial National du Camp de Drancy est un wagon de transport de marchandises identique au type de wagons en circulation en France dans les années 1940.

"Il est là pour nous rappeler les conditions inhumaines dans lesquelles se sont déroulées les déportations. Ce sont en effet principalement des wagons de marchandises comme celui-ci qui, de 1942 à 1944, ont servi à la déportation des Juifs de France, hommes,  femmes et enfants, vers l’Est." (S. Zeitoun)

Le wagon donné par la SNCF en 1988 à la commune de Drancy date de 1941. Il a été fabriqué à Maubeuge, dans les usines du Tilleul. Il constitue un élément de tout premier plan en matière de transmission de la mémoire: de par sa dimension symbolique, la force évocatrice de la présence du wagon au cœur même de la Cité de la Muette contribue au souvenir de cette page douloureuse de l’Histoire ("pour ne jamais oublier…"). Symbole si fort que l’arrêté du Ministère de la Culture en date du 27 mars 1990 considère que le wagon présente un intérêt public au point de vue de l’Histoire et classe le wagon parmi les monuments historiques (objet mobilier de propriété communale) qui bénéficie ainsi d’une mesure de protection.

Le wagon-témoin inauguré en 1988 est classé Monument historique

 

Présentation du mémorial par Shelomo Selinger:

J’ai réalisé le Monument de Drancy à la suite d’un concours international. Il est appelé à perpétuer la mémoire des Juifs enfermés dans le camp installé en ce lieu, d’où ils furent déportés dans les camps d’extermination nazis. J’espère qu’il sera à même de transmettre aux générations futures les émotions qu’en qualité de rescapé des camps nazis, j’ai revécues deux années durant, en travaillant à cette œuvre.

Voici les symboles que l’on retrouve sur ce monument :

  • Les 3 blocs, posés sur la butte pavée, forment la lettre hébraïque « SCHIN », traditionnellement gravée sur la « mezouza » apposée sur la porte des maisons juives.
  • Les 2 blocs latéraux symbolisent les portails de la mort, le camp de Drancy étant considéré comme « l’antichambre de la mort ».
  • Le bloc central est composé de 10 personnages, ce nombre étant nécessaire pour la prière collective (Minyan).
  • Sur le devant : un homme et une femme incarnant la souffrance et la dignité.
  • Au milieu, la tête d’homme avec un cube rituel sur le front (Tefilin) symbolise la prière.
  • En bas, deux têtes renversées symbolisent la mort.
  • Deux lettres hébraïques « LAMED » et « VAV » sont formées par la coiffe, le bras et la barbe des deux personnages, en haut de la sculpture. Ces deux lettres ont la valeur numérique 36, selon le nombre de « Justes » grâce auxquels le monde subsiste (selon la tradition juive).
  • Les deux rangées de 7 marches vont en rétrécissant vers la porte de la mort. Elles symbolisent l’élévation des âmes des victimes tout comme les 7 degrés de l’enfer qu’ils durent subir avant la mort.
  • Des formes circulaires au bas de la sculpture, sont les flammes dévorantes et les flammes du souvenir.

L’arrière du Monument :

  • Les portes de la mort se referment. Les marches se rapprochent et se dirigent vers les rails et le Wagon-Témoin.
  • Sur la sculpture : une femme tient un enfant dans ses bras en souvenir des 1 500 000 enfants juifs arrachés à leurs mères ou assassinés avec elles.
  • Plus bas, une tête dans les flammes, symbolisant la souffrance, et deux têtes renversées, s’enroulent dans les formes circulaires du feu.

La surface arrière du monument :

  • Des rails de chemin de fer relient le monument au wagon : c’est le chemin des martyrs. Dans ce wagon, aménagé en musée, 100 personnes étaient entassées pour leur transfert vers les chambres à gaz.


Témoignages de personnalités:

"Le message d’Auschwitz, au-delà du souvenir de nos morts, me paraît aussi pour les Juifs impliquer cette obligation morale : être du côté de ceux qui sont persécutés, toujours et partout, ne jamais accepter même par un silence complice, ces maux que l’Humanité charrie en elle comme un poison, et qui s’appellent le racisme et l’injustice quels qu’en soient le visage ou les victimes... "

Robert Badinter, Ancien Ministre

"Garder vivante la mémoire de ce que fut le camp de Drancy, c’est la responsabilité de tous ceux qui sont attachés à la démocratie.
Laisser oublier l’horreur de Drancy, dernière étape avant Auschwitz, ce serait laisser, sans réagir, se développer l’idéologie de l’exclusion, le racisme, l’antisémitisme. Ce serait laisser peser une grave menace sur le présent et sur l’avenir de nos enfants.
Telle est pour moi la signification du Mémorial."

Marie-Claude Vaillant-Couturier, Résistante Déportée


Source : Comité National du Mémorial du Camp de Drancy

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